top01.jpg (9448 bytes)top02.jpg (8793 bytes)top03.jpg (15986 bytes)

Home Page Galerie des Artistes Details Cadres Formulaire de Commande Location Help Online & FAQ Contacts Italian Version English Version

cover_classic_01.jpg (22255 bytes)cover_classic_02.jpg (16296 bytes)

cover_classic_03.jpg (18230 bytes)cover_classic_04.jpg (12250 bytes)

cover_gallery_line.jpg (2564 bytes)

Legenda: Simboli ed Opzioni Dettaglio del Dipinto Dettaglio della Cornice
Noleggia questo quadro Acquista il quadro
Home > Artist Gallery > Classic Masterpieces Art Gallery

L Ultima Cena
1498
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
Convento di Santa Maria delle Grazie,
Milano
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

L 'Ultima Cena
1498
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
The original painting is displayed at the
Convento di Santa Maria delle Grazie,

Milano

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 064

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

Ritratto di Cecilia Gallerani   
1483-90
di Leonardo Da Vinci 
oil on canvas
Czartoryski Museum, Cracow
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

Ritratto di Cecilia Gallerani  
1483-90
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas
The original painting is displayed at the
Czartoryski Museum, Cracow

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 114

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

Mona Lisa
1503-05
di Leonardo Da Vinci 
oil on canvas 
Musée du Louvre, Paris
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

Mona Lisa
1503-05
di Leonardo Da Vinci
oil on canvas 
The original painting is displayed at the
Musée du Louvre, Paris

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 115

Dim. 53x77 cm


Available now:
Buy

The Anatomy Lecture of Dr. Nicolaes Tulp 
1632
di Rembrandt 
oil on canvas 
The Hague, Maurithius
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

The Anatomy Lecture of Dr. Nicolaes Tulp
1632
di Rembrandt
oil on canvas 
The original painting is displayed at the The Hague, Maurithius

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 172

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

La Creazione di Adamo
1510
di Michelangelo Buonarroti 
oil on canvas
Cappella Sistina 
Vaticano
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

La Creazione di Adamo
1510
di Michelangelo Buonarroti
oil on canvas
The original painting is displayed at the Cappella Sistina nel Vaticano

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 204

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

La Nascita di Venere
1485
del Botticelli 
oil on canvas
Galleria degli Uffizi, 
Firenze
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

La Nascita di Venere
1485
del Botticelli
oil on canvas
The original painting is displayed at the Galleria degli Uffizi, Firenze

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 245

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

La Primavera
1477-78
del Botticelli 
oil on canvas
Galleria degli Uffizi, 
Firenze
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

La Primavera
1477-78
del Botticelli
oil on canvas
The original painting is displayed at the Galleria degli Uffizi, Firenze

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 306

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

Il Giudizio Finale 
1535-41 
di Michelangelo Buonarroti
oil on canvas
Cappella Sistina 
Vaticano
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

Il Giudizio Finale
1535-41
di Michelangelo Buonarroti
oil on canvas
The original painting is displayed at the Cappella Sistina nel Vaticano

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 359

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

The Ball
1878 
di James Tissot
oil on canvas
Musée du Louvre, 
Paris
Dettaglio del DipintoDettaglio della Cornice

The Ball
1878
di James Tissot
oil on canvas
The original painting is displayed at the
Musée du Louvre, Paris

Rent

Noleggia questo quadro

Cod. Art. 388

Dim. 60x90 cm


Available now:
Buy

leonardo.gif (26062 bytes)
Leonardo Da Vinci
Léonard de Vinci naquit en Toscane en 1452, dans le petit bourg dont il porte le nom, non loin de Florence. Il était le fils illégitime d'un notaire ser Piero, et d'une paysanne, Caterina. Léonard reçu une éducation soignée, notamment en grammaire et calcul, avant d'aller en 1467 à Florence dans l'atelier de Verrochio, où il acquit une formation pluridisciplinaire (peinture, sculpture, travaux de décoration). C'est de cette époque que datent ses premières toiles, comme par exemple " l'Adoration des Mages ".A la fin de 1481, Léonard quitta Florence pour Milan, où il était attiré par le projet de participer à un monument équestre géant du duc Sforza, dit " Il Cavallo " . Il resta à Milan jusqu'en 1499 ; il y régnait un climat favorable où tous ses dons pouvaient s'épanouir. C'est de cette époque que date la célèbre " Vierge aux rochers ", conservée au musée du Louvre, qui était une commande de la confrérie de l'Immaculée Conception à San Francesco Grande. Il se consacra, de manière parallèle, à une somme impressionnante d'activités diverses : divers projets architecturaux pour la cathédrale de Milan et celle de Pavie, décors de théâtre à scène tournante, conception de costumes pour des fêtes et des tournois, études d'urbanisme, d'hydraulique pour les canaux de Milan, observations géologiques... Il assistait de manière régulière à des réunions de mathématiciens, et, dans le même temps, mettait en place les prémices d'un " Traité de la peinture ".
Léonard devint peu à peu célèbre dans tout l'occident, et, en 1500, il se rendit à Mantoue à la demande d'Isabelle d'Este pour lui faire son portrait. Elle tenta en vain d'obtenir de lui d'autres oeuvres. A partir de 1506, il partagea son temps entre Milan où il fut au service des Français (plus spécialement de Charles d'Amboise), et Florence. C'est à Florence qu'il peignit " Mona Lisa " et la grande composition de " La Bataille d'Anghiari ", jamais achevée. Léonard quitta définitivement Milan en 1513 lorsque la cité fut reprise par la coalition antifrançaise. Il fit ensuite un bref séjour à Rome au service de Giuliano de Medicis, frère de Léon X, mais il y supporta mal la concurrence de Raphaël et Michel-Ange, et accepta en 1516 l'invitation de François 1er, vainqueur à Marignan et arbitre de l'Italie. Il résida ensuite définitivement en France, à Amboise (au Clos Lucé précisément), où il fut nommé " premier peintre, ingénieur et architecte du roi ". A sa mort, en 1519, il légua l'ensemble de ses notes techniques à Francesco Melzi, son élève et compagnon fidèle, afin qu'elles fussent publiées et rendues utiles au plus grand nombre. Hélas, ceci ne fut réalisé que quatre siècles plus tard, et l'héritage intellectuel de Léonard est ainsi resté dans l'ombre pendant longtemps.
L'oeuvre artistique
Le nombre d'oeuvres (fresques ou toiles) attribuées à Léonard de Vinci ne sont finalement pas si nombreuses, et parmi celles dont l'origine est formellement reconnue (une quinzaine au total), certaines ont vu leurs couleurs abîmées par le temps, et d'autres encore sont inachevées. Ses principales oeuvres sont " la Cène ", fresque d'un couvent de Milan, et quelques tableaux comme " La Vierge aux rochers ", " La Vierge, Saint Anne et l'enfant Jésus ", le fameux portrait connu sous le nom de la " Joconde ". Dans toutes ces compositions, la figure humaine constitue le motif central. Léonard De Vinci éleva au plus haut deux techniques picturales, qui, aux alentours de 1500, ont radicalement changé l'art de peindre. La première d'entre elles est le souci constant et de la composition géométrique à la fois gracieuse et scrupuleusement étudiée. La structure pyramidale, apparue avec " La Vierge aux Rocher ", en est un exemple marquant. La deuxième technique dont Léonard de Vinci fut le maître est l'art dit du " clair-obscur " (ou " sfumato ") qui permet, par le jeu subtil des ombres et des lumières, baigner le sujet dans une atmosphère à la fois harmonieuse et mystérieuse. L'oeuvre artistique de Léonard de Vinci s'enrichit également d'une somme impressionnante de dessins, croquis, esquisses, qui, bien davantage que les peintures, sont la vitrine des recherches inépuisables que leur auteur multipliait. On trouve ainsi des représentations très soignées d'instruments et de mécanismes, des croquis de scènes fantastiques, la célèbre " série des cataclysmes ", des visages, des figures, exprimant tantôt la suavité, tantôt la tourmente, l'élégance ou l'horreur. Cette extraordinaire maîtrise de l'outil graphique explique comment Léonard de Vinci a pu s'aventurer si avant dans l'exploration de bien d'autres domaines ou techniques que la peinture. L'analyse scientifique du réel, la réflexion avant l'expérimentation sont les principes de base de la démarche de Vinci, qu'il manifesta aussi bien dans les arts que dans les sciences.

La Joconde
Semblant prédire le succès de ce portrait, l'artiste écrira : "Ne vois-tu pas que parmi les beautés humaines, c'est le beau visage qui arrête les passants, et non les ornements riches...".

Peinte sur un mince support en bois de peuplier, la Joconde est considérée comme le chef d'oeuvre de Léonard de Vinci. Les effets subtils de la lumière sur les chairs, et la qualité du paysage situé à l'arrière-plan, mettent en valeur le modelé du visage étonnamment réaliste. Le peintre préparera son panneau avec plusieurs couches d'enduits, dessinera son motif, puis entreprendra le travail de peinture à l'huile, additionnée d'essence très diluée, en superposant d'innombrables couches de couleurs transparentes qui lui permettront d'affiné constamment le modelé. Ces glacis contribueront à la mise en valeur des effets d'ombre et de lumière sur une imitation parfaite des chairs du visage, selon une technique baptisée "sfumato" par l'artiste.

Le premier biographe de Léonard de Vinci, le peintre Vasari insistera surtout sur le réalisme de la Joconde : "Ses yeux limpides avaient l'éclat de la vie : cernés de nuances rougeâtres et plombées, ils étaient bordés de cils dont le rendu suppose la plus grande délicatesse. Les sourcils avec leur implantation par endroits plus épaisse ou plus rare suivant la disposition des pores, ne pouvaient être plus vrais. Le nez, aux ravissantes narines roses et délicates, était la vie même. [...] Au creux de la gorge, le spectateur attentif saisissait le battement des veines." D'autre part, grâce au "sfumato", Léonard peut atteindre un de ses objectifs artistiques prioritaires, en s'intéressant en priorité à la personnalité de son modèle : "Le bon peintre a essentiellement deux choses à représenter : le personnage et l'état de son esprit", disait Léonard. Peindre l'âme plutôt que le physique est en effet la finalité ultime de son oeuvre et le "sfumato", éclairage du portrait par le clair-obscur, accentue de fait les mystères d'une oeuvre : "plonger les choses dans la lumière, c'est les plonger dans l'infini".

Le premier témoignage concernant le modèle de la Joconde, daté des dernières années de la vie de Léonard, évoque le portrait "d'une certaine dame florentine faite d'après nature sur demande du magnifique Giuliano de Médicis". Vasari nous apprendra que de Mona Lisa était la femme d'un gentilhomme florentin, Francesco del Giocondo, riche bourgeois exerçant des responsabilités politiques dans sa ville. Lisa Gherardini, née en 1479, épousera del Giocondo en 1495. Un dernier texte, daté de 1625, fait référence au "portrait en demi-figure d'une certaine Gioconda", qui donnera définitivement son titre français au tableau.

Le portrait commencé durant le séjour du peintre à Florence entre 1503 et 1506, sera emporté par Léonard de Vinci lors de sa venue à la cour de François Ier. Il semble y avoir été retravaillé durant son séjour en France. Acquis par François Ier, soit directement auprès de Léonard de Vinci, soit à sa mort, auprès de ses héritiers, le tableau séjournera dans les collections royales jusqu'à la création du Museum Central des Arts au Louvre en 1793. Il sera conservé à Versailles sous Louis XIV et aux Tuileries durant le Premier Empire. Il intègrera le Louvre sous la Restauration.

Le 21 août 1911, un peintre italien du nom de Vincenzo Peruggia dérobera la Joconde afin de la restituer à son pays d'origine. La longue enquête policière, relayée par la presse du monde entier, envisagera toutes les pistes et interrogera tout le monde, y compris les peintres cubistes et le poète Guillaume Apollinaire, qui avait un jour crié qu'il fallait "brûler le Louvre". Mona Lisa sera retrouvée en Italie presque deux années plus tard.

Exposée aux Etats-Unis, en 1963, et au Japon, en 1974, la Joconde est aujourd'hui l'oeuvre la plus célèbre et la plus reproduite au monde.

rembrandt.gif (24253 bytes)Rembrandt  
Rembrandt épousera Saskia van Uylenburgh le 10 juillet 1634. Elle lui donnera à trois enfants, morts en bas âge. Le peintre achètera une grande maison dans la Sint Anthoniebreestraat (quartier juif d'Amsterdam) en 1639 pour 13.000 florins. Son fils Titus, né en 1641, sera baptisé le 22 septembre 1642. Saskia décèdera de quelques semaines plus tard, à l'âge de 30 ans.

Rembrandt partagera sa vie avec Geertje Dircx, jeune veuve sans enfants, entre 1643 et 1649. Cette dernière sera enfermée dans un asile d'aliénés. L'artiste devra alors affronter de nombreuses difficultés financières. Hendrickje Stoffels, entrée au service de Rembrandt pour élever Titus, deviendra sa maîtresse et accouchera de Cornelia en 1654. Ruiné, Rembrandt devra vendre son importante collection d'oeuvres d'art et sa maison en 1656. Il sera mis sous tutelle par sa maîtresse et son fils Titus en 1657. Cette dernière décèdera en 1662.

Rembrandt recevra la visite du grand duc Cosimo III de Toscane en 1667. Son fils décèdera l'année suivante et lui-même en octobre 1669. Il sera enterré dans l'église Wester à Amsterdam.

michelangelo.gif (18077 bytes)Michelangelo Buonarroti
Buonarotti (Michel-Ange)
Naissance : Caprese, 1475 - Décès : Rome, 1564


Michelangelo Buonarotti, dit Michel-Ange, symbolisera le génie de la Renaissance, au même titre que Léonard de Vinci. Ce sculpteur incomparable, peintre et architecte sera également ingénieur militaire et poète.

Il n'hésitera pas, dans son audace, à briser nombreux principes en matière de représentation picturale. Il deviendra le plus démesuré des artistes de la Renaissance et le plus païen des illustrateurs de la foi catholique. Michel-Ange sera un précurseur du baroque.

Né le 6 mars 1475 à Caprese (Toscane), Michelangelo sera le second des cinq fils de Ludovico di Leonardo di Buonarotto Simoni et de Francesca Neri. Ses parents appartiendront à la noblesse de Florence. L'enfant perdra sa mère à l'âge de six ans. Il deviendra alors taciturne et ombrageux, mais témoignera d'une réelle intelligence. Son père, fonctionnaire auprès de la famille régnante des Médicis à Florence, l'enverra la grammaire auprès de Francesco Galeota, un maître d'école originaire d'Urbino.

Michel-Ange se liera d'amitié avec son condisciple, Francesco Granacci, plus âgé de six ans et apprenti du peintre Domenico Ghirlandaio. Il entrera dans l'atelier du maître, à l'âge de 13 ans. Il étudiera la sculpture deux années plus tard et sera admis dans la maison de Laurent Ier le Magnifique, un mécène de Florence. L'artiste fera la connaissance de deux fils du prince, qui deviendront ensuite pape sous les noms de Léon X et de Clément VII.

Laurent décédera en 1492. Michel-Ange quittera Florence, en proie à de graves troubles, deux ans plus tard. Il se rendra à Bologne auprès de Francesco Aldrovandi et sera le témoin des prédications du moine Girolamo Savonarole dont les propos apocalyptiques influenceront sa réflexion.

Michel-Ange partira pour Rome, en 1496. Il étudiera les statues antiques provenant des sites archéologiques ainsi que les oeuvres des artistes de la Renaissance italienne, tels Giotto, Masaccio, Donatello et Jacopo della Quercia.. Il sculptera alors sa première sculpture plus grande que nature, le Bacchus aujourd'hui exposé au musée Bargello de Florence.

Le pape le mandatera pour diriger le chantier de la basilique Saint Pierre de Rome. Il travaillera notamment à l'édification de la coupole. Jules II lui confiera, en 1508, le décor de la voûte de la chapelle Sixtine. La fresque gigantesque sera achevée en 1512. Michel-Ange y évoquera le retour de l'âme à Dieu. À la suite de la mort de son père, en 1534, il travaillera sur le mur du fond de cette chapelle. Ce Jugement dernier sera achever en 1541.

Michel-Ange, décédera à Rome à l'âge de 89 ans, le 18 février 1564

   Toward the end of his life, Michelangelo became more involved in architecture and poetry. In 1546 he was made chief architect of the partly finished St. Peter's Church in Rome, where the Pieta is now kept.

botticelli.gif (23331 byte)Alessandro di Mariano dei Filipepi (Botticelli)
Naissance : Florence, 1445 - Décès : Florence, 1510


Sandro Botticelli, de son vrai nom Alessandro di Mariano dei Filipepi, naîtra à Florence en 1445, ville dans laquelle il décédera le 17 mai 1510. Ce fils de tanneur entrera d'abord chez un orfèvre, puis sera formé par Fra Filippo Lippi, jusqu'en 1547 environ, et Antonio del Pollaiolo.


Il travaillera ensuite dans l'atelier de Verrocchio que fréquentera également Léonard de Vinci, plus âgé de six ans que Botticelli. L'influence des maîtres sera très perceptible dans les oeuvres antérieures à 1470 de l'apprenti. La Madone à l'Enfant avec deux anges de 1467, conservée au Musée national de Capodimonte à Naples, prendra à son compte l'enseignement de Lippi, tandis que la Madone avec l'Enfant et des anges, conservée au Musée des Offices de Florence, témoignera plutôt de celui de Verrocchio.

Botticelli, jusqu'alors simple artisan, entrera en relation avec la famille Médicis, grâce à l'intervention de Tommaso Soderini, après avoir peint au portrait de Pallada la bannière de tournoi de Juliano Medici. Intellectuel brillant du cercle de Laurent de Médicis, Sandro sera influencé par le néoplatonisme chrétien qui tentera de réconcilier les conceptions chrétiennes et classiques. Alors que le célèbre Saint Sébastien de 1474 sera d'inspiration purement religieuse, Le Printemps, de 1478, et La Naissance de Vénus, de 1482, deux chef-d'oeuvres du peintre, parviendront à concilier les deux écoles. L'artiste participera en 1483, avec Filippino Lippi, le Pérugin et Ghirlandajo à la décoration de la villa de Laurent de Médicis à Spedaletto

Le pape Sixte IV nommera le Pérugin à la tête chantier de la chapelle Sixtine qui sera inauguré le 15 août 1483. Ce vaste chantier réunira Botticelli (les Épreuves de Moïse), Ghirlandaio (l'Appel de saint Pierre et de saint André), Cosimo Rosselli (l'Adoration du Veau d'or, le Sermon sur la montagne, la Cène ), Luca Signorelli (le Testament, Mort de Moïse), le Pérugin (la Remise des clefs à Saint Pierre) et le Pinturicchio (Moïse et Sephora en Égypte, le Baptême du Christ, fresques auxquelles collaborera le Pérugin).

Botticelli traversera, autour de 1490, une grave crise mystique en écoutant les prédications apocalyptiques de Girolamo Savonarole. Ce dernier dénoncera la corruption des Florentins, leur débauche et leur amour d'argent et du luxe. Il prédira que la ville pécheresse allait subir les pires calamités. L'entrée triomphale de l'armée française de Charles VIII dans Florence donnera du crédit à ses propos.

Le dominicain fanatique, appuyé par ses partisans surnommés les Piagnoni (les Pleurnichards), prendra le pouvoir et imposera une dictature théocratique entre 1494 et 1497. Les Arrabbiati (les Enragés) se poseront alors en adversaires du régime. Botticelli sera tiraillé entre la reconnaissance qu'il devait aux Médicis, chassés du pouvoir, et la dénonciation de la perversion, qu'i approuvait. Le pape Alexandre VI excommuniera le prédicateur qui sera pendu en 1498.

Botticelli témoignera de sa profonde dévotion religieuse dans certaines peintures de cette époque, notamment la Pietà. Il décédera en 1510, sans laisser d'oeuvres réalisées dans la dernière décennie et sans avoir formé de disciples. Il tombera dans l'anonymat jusqu'à la fin du XIXème siècle. Il en sortira à la suite de la publication d'un essai du critique anglais d'origine hollandaise, Walter Pater, auteur de la célèbre formule "l'art pour l'art!"



tissot.gif (27448 byte)JacquesJoseph (dit James) Tissot (1836-1902)
Le bal, vers 1878
Huile sur toile, 90 x 50, Sbd : J.J.Tissot
Paris, musée d'Orsay, R.F.2253
               
Devant la dizaine de toiles exposées par Tissot à la galerie Grosvenor à Londres en 1877, John Ruskin fut extrêmement critique, jugeant la peinture laborieuse, l'imitation plate et la peinture sociale banale. C'est dans le même article, resté célèbre, que Ruskin traitait Whistler d'énergumène... James Tissot, peintre français lié à Degas, vécut longuement en Angleterre. Il commença par peindre des scènes de reconstitution historique, et termina par de la peinture religieuse : mais son nom reste attaché à une peinture mondaine, à des scènes londoniennes ou parisiennes où les femmes et leurs toilettes, savamment choisies et dépeintes, tiennent la plus grande place. Le modèle du Bal, Kathleen Newton, fut la grande inspiratrice de James Tissot. On la voit ici en mondaine ou demi-mondaine, somptueusement parée, occupant quasiment tout l'espace de la toile, comme si on ne voyait qu'elle dans la foule de la réception. Au bras d'un homme beaucoup plus âgé, elle semble scruter l'assistance : une scène fugitive se joue dans cet échange implicite de regards. Le tableau illustre l'univers proustien pour différentes raisons. On sait l'intérêt passionné que porte le narrateur à la toilette féminine ; il s'enquiert des modes et des bons faiseurs auprès de la duchesse de Guermantes pour mieux vêtir Albertine. On observe ici une mode où corsets, tournures et jupons découpent le corps féminin et en dissimulent les formes, ce que Swann se prend à regretter devant les toilettes pourtant admirables d'Odette (RTP II, p.194). C'est aussi une peinture, fascinée mais critique, de la mondanité parisienne. Comme Proust, Tissot théâtralise un monde où le jeu des apparences, sous l'effet d'un regard extérieur, craque et dévoile le mensonge, la vanité, la cruauté ou l'argent. Le peintre reprit d'ailleurs cette toile en 1883, dans une version très voisine, avec une robe rose corsetée de noir et un format agrandi, sous un titre révélateur : La femme de Paris ou L'ambitieuse. On peut donc bien y voir quelque Odette de Crécy jaugeant du regard son champ de bataille.


page top

bottom_line.jpg (3559 bytes)

© 2003 The Moving Art - all graphics are © by AZTech Studio - 2003

Pagamento Sicuro con SysPay

bottom_03.gif (11333 bytes)